Rechercher dans le site
701 résultats trouvés avec une recherche vide
- Statistiques CMS Juillet 2026 : la France sous surveillance, la Zone France en première ligne
témoignages du monde entier. En juillet 2026, ce sont 406 signalements qui ont été rapportés au MUFON via cet outil, en provenance de 41 pays différents. Derrière ces chiffres bruts, une lecture plus fine s'impose — et c'est précisément notre rôle, à nous, MUFON France, que d'analyser et d'enquêter ce que ces données disent de notre territoire et de la zone que nous coordonnons. Le classement mondial : les États-Unis toujours en tête, la France stable Sans surprise, les États-Unis dominent très largement le classement avec 314 signalements sur les 404 comptabilisés dans le tableau par pays, soit plus des trois quarts du volume mondial. Suivent le Royaume-Uni (16) et le Canada (14), puis la France, qui se positionne en quatrième position mondiale avec 6 signalements. Ce chiffre place la France devant l'Australie et l'Allemagne (5 chacune), l'Espagne et le Brésil (4 chacune). Une position qui n'a rien d'anecdotique : elle confirme un niveau d'activité déclarative constant sur notre territoire, mois après mois, et une confiance croissante des témoins envers notre réseau pour rapporter ce qu'ils observent. Zone France : 6 signalements, une activité stable Sur le seul territoire français, juillet 2026 a donc généré 6 rapports de témoignage transmis au CMS. C'est un volume cohérent avec les mois précédents, qui confirme une chose essentielle : le phénomène ne connaît pas de pause, et les témoins français continuent de se manifester, malgré la réticence culturelle qui entoure encore trop souvent ce sujet dans notre pays. Cette stabilité est en soi une donnée importante. Elle nous permet, mois après mois, de constituer une base statistique solide, condition indispensable à toute analyse sérieuse du phénomène sur le temps long. La Zone gérée par la France : une responsabilité internationale Au-delà du seul territoire national, MUFON France assure la coordination d'une zone qui dépasse nos frontières. En juillet 2026, à l'intérieur de cette zone se regroupe les pays suivants, voici leur nombre de signalements respectifs : Pays Signalements France 6 Espagne 4 Croatie 3 Suisse 3 Équateur 2 Chine 2 Slovénie 1 Fédération de Russie 1 Hongrie 1 Pologne 1 République tchèque 1 Portugal 1 Soit un total de 26 signalements répartis sur 12 pays, ce qui représente près de 6,5 % du volume mondial recensé en juillet. Cette zone est hétérogène par nature — elle mêle des pays d'Europe occidentale proches culturellement (Espagne, Portugal, Suisse), des pays d'Europe centrale et orientale (Croatie, Slovénie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Russie), et des territoires bien plus éloignés géographiquement (Équateur, Chine). C'est précisément cette diversité qui rend notre rôle de coordination exigeant : chaque témoignage doit être traité avec la même rigueur méthodologique, quelle que soit la distance culturelle ou linguistique qui nous sépare du témoin. On notera en particulier la présence de la Chine et de la Russie dans cette liste — deux pays où la remontée d'informations sur le phénomène est structurellement plus rare, ce qui donne un poids particulier à chacun de ces signalements. Les formes observées : le cercle et la sphère toujours dominants À l'échelle mondiale, la forme la plus rapportée en juillet 2026 reste le cercle (64 signalements), suivi de près par la sphère (58). Viennent ensuite la catégorie "Autre" (31), l'ovale et le triangle (28 chacun), puis le disque (27). Cette hiérarchie des formes reste globalement cohérente avec les tendances observées les mois précédents : les morphologies rondes ou sphériques continuent de représenter la majorité relative des observations, loin devant les formes plus atypiques comme le "Tic Tac" (9), le boomerang (6) ou le Saturne (4). Distance d'observation, atterrissages et entités Le tableau des distances d'observation montre une répartition assez équilibrée : Moins de 100 pieds (30 m) : 49 cas 101 à 500 pieds : 45 cas 501 pieds à 1 mile : 69 cas Plus d'1 mile : 81 cas Distance inconnue : 63 cas Mais ce sont surtout les données suivantes qui retiennent notre attention en tant que spécialistes des cas d'abduction : le mois de juillet 2026 a enregistré 16 atterrissages, stationnements ou décollages rapportés, ainsi que 25 entités observées. Le nombre de cas relevant du protocole d'abduction (ERT) s'élève à 405 — un chiffre à mettre en perspective avec le nombre total de signalements du mois, ce qui souligne à quel point cette catégorie de cas mobilise une part très significative de l'activité du CMS. Ce qu'il faut retenir La France, avec ses 6 signalements directs et sa responsabilité sur une zone de 26 signalements répartis dans 12 pays, occupe une position stable et significative dans le dispositif mondial du MUFON. Cette constance mensuelle est précieuse : elle nous permet de bâtir, témoignage après témoignage, une base de données fiable, condition sine qua non d'une approche sérieuse et scientifique du phénomène. Si vous êtes témoin d'un phénomène aérien non identifié, sur le territoire français ou dans l'un des pays de notre zone, n'hésitez pas à le signaler directement via mufoncms.com, ou à contacter votre antenne locale du MUFON. Chaque témoignage compte, et c'est ensemble que nous construisons la connaissance de demain. Merci de nous suivre dans notre exploration ufologique.
- Premier Colloque français sur les PAN à l'Assemblée Nationale
Le 29 juin, les députés Pierre Henriet et Arnaud Saint-Martin ont rassemblé chercheurs, ingénieurs, militaires et responsables publics afin de mettre en perspective et en valeur un héritage français. Membres de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), Pierre Henriet (Horizons) et Arnaud Saint-Martin (LFI) ont souhaité donner la parole à ceux qui étudient le phénomène avec sérieux et faire le point sur l’étude du phénomène en France. Tour à tour les intervenants ont pu présenter leur point de vue et leur travail autour de trois tables rondes : La recherche sur les PAN : histoire et enjeux contemporains Les travaux officiels sur les PAN par le GEIPAN et l’Armée de l’Air et de l’Espace Du GEIPAN au Pentagone : actualité et réponses des pouvoirs publics Les PAN : un problème de croyance populaire ? Le sujet n’est pas nouveau et continue de diviser la société. Le sociologue des sciences et chercheur associé à l’EHESS, Pierre Lagrange étudie le sujet depuis plus de trente ans. Il explique que depuis son émergence aux Etats Unis, le sujet est mal posé. Car non, Orson Wells n’a pas provoqué de panique en 1938. Les études de Pierre Lagrange démontrent qu’il s’agit d’une invention des médias et des élites le lendemain. « On cherche toujours à isoler la croyance, la crédulité, cette partie du public qui serait irrationnelle. Or, le vrai problème, c’est notre obsession littéralement de trouver de la crédulité, de l’irrationnel. » Au cours des quatre derniers siècles, la société occidentale s’est construite sur l’idée de s’élever, se distinguer des peuples dits “sauvages”. L’effort de modernisation a conduit la société occidentale à prendre ses distances avec ce qu’elle considère irrationnel. Le regard porté sur les PAN en est une conséquence. Mais au fil du temps, la société et la science ont évolué. Et le débat est passé d’un problème attribué à des croyances populaires à un problème imputé au complotisme. Les PAN : un problème pris au sérieux ? « À la question “Les OVNIs sont-ils un sujet sérieux ?” L’État français a répondu depuis longtemps à sa manière en accordant la priorité à la communication avec le public sans pour autant délaisser les enjeux militaires et scientifiques. »Jérôme Lamy Jérôme Lamy, sociologue au CNRS, et Dominique Pinsolle, historien à l’Université de Bordeaux, ont engagé depuis janvier 2026 une enquête socio-historique sur le GEIPAN (Groupe d’Études et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés). Il en ressort 3 facteurs structurants : Une dimension civique : Il importe de répondre aux préoccupations des citoyens souvent relayées et entretenues par les médias. Ici, l’étrangeté est conçue comme un seuil d’inquiétude articulé à un besoin d’explication ; Une démarche scientifique : La justification du GEIPAN réside dans une réponse basée sur la démarche scientifique permettant d’expliquer rationnellement les phénomènes inconnus ou insolites. Les travaux du GEIPAN relèvent d’un mode de rationalisation qui emprunte à la démarche judiciaire ; La défense nationale : Cet élément était peu présent au début des années 2000 mais il est monté en puissance dans les années récentes comme le montre l’évolution du traitement médiatique du GEIPAN. Face à la notion d’étrangeté, Jérôme Lamy rappelle qu’il n’appartient pas au GEIPAN de produire de nouvelles connaissances. « Les différents acteurs et actrices interviewés sont relativement unanimes dans notre enquête. Il n’est pas pertinent de comparer le GEIPAN à un laboratoire classique de recherche qui viendrait produire des connaissances nouvelles évaluées par les pairs dans un champ scientifique qui serait travaillé par des normes de véridiction qui passerait par exemple par la reproduction des expériences. » Quelle réponse donnée aux civils ? Le GEIPAN est un acteur incontournable dans l’étude des PAN. Frédéric Courtade, directeur du GEIPAN, était accompagné de l’un des enquêteurs Gilles Munsch afin de présenter la structure de cet organisme mais également son fonctionnement. Créé par le CNES en 1977, le Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés a pour mission de collecter, analyser et archiver les phénomènes aérospatiaux non identifiés tout en informant le public sur ces derniers. Pour mener à bien sa mission, le GEIPAN s’appuie sur une équipe de 16 enquêteurs bénévoles spécifiquement formés, l’expertise interne du CNES, un comité d’experts et différents services de l’Etat. Cette mission d’information associée à une exigence de transparence a conduit le GEIPAN à rendre publique l’ensemble des 3368 cas étudiés dont : 28% sont des phénomènes parfaitement identifiés (cas A), 38,8% sont des phénomènes probablement identifiés (cas B), 30,1% sont des phénomènes non identifiés par manque de données (cas C), 3,1% sont des phénomènes non identifiés après enquête (soit 106 cas D). (Statistiques du GEIPAN - 26/06/2026) A l’heure où les Etats Unis s’efforcent à plus de transparence, la France dispose depuis près de 50 ans d’une structure d’analyse des témoignages du public et des professionnels du secteur aérien civil qui prends appui sur les services de l’Etat et d’un comité pluridisciplinaire d’experts. Toutefois, le rôle du GEIPAN se limite à l’étude de cas. Lorsque l’un d’eux reste inexpliqué malgré des éléments d’enquête solides, il est classé comme un cas D. Une personne présente dans le public demande qui prescrit les actions de recherche destinées à combler ce déficit de connaissances scientifiques et techniques. « En ce qui concerne l’activité recherche, c’est en dehors de mes prérogatives. Le GEIPAN ne fait pas de recherche. La recherche est confiée aux universités, au CNRS. Il n’y a pas de thématique ufologique au CNES. Ce n’est pas au CNES de faire des recherches. » Frédéric Courtade La réponse de l’Armée de l’Air et de l’Espace Cette possibilité de signaler une observation relevant de l’étrangeté et de l’anormal ne se limite pas aux civils. Le colonel Mathieu Courtaban, directeur adjoint du CAPCODA, et le capitaine Jérémy Moyal étaient également présents pour faire état de la réponse apportée dans l’Armée de l’Air et de l’Espace. Le but du CAPCODA est de fusionner toutes les détections des radars, qu’ils soient civils ou militaires, qui sont présents sur le territoire national et de construire une situation aérienne reconnue et intelligible, pour surveiller l’ensemble des mobiles qui survolent le ciel français et éventuellement intervenir en cas de doute sur le niveau de menace que tel ou tel mobile pourrait représenter. De ce fait, le CAPCODA intervient sur deux niveaux : Il constitue un appui aux enquêtes du GEIPAN en fournissant les restitutions radars dont il dispose ; Dans le cadre de la surveillance du territoire national et lorsqu’un mobile présente un niveau de doute ou d’inconnu, l’unité peut déclencher une intervention de contrôle. « Les témoignages de nos propres équipages représentent seulement quelques pourcentages de l’activité aérienne qui a lieu sur le territoire national. Et à mon sens, on est à moins d’une occurrence par an de témoignages d’équipages de l’armée de l’air. »« La modernisation de notre parc de radars, notamment militaire, nous permet de détecter des mobiles qui sont de plus en plus petits et avec des vitesses résiduelles qui sont de plus en plus faibles. Ce qui nous amène à sensiblement augmenter le cas d’intervention de nos avions de combat qui vont la plupart du temps aller identifier, des objets qui ne sont finalement pas du tout des menaces, c’est-à-dire régulièrement des bandes d’oiseaux migrateurs qu’on attrape en très haute altitude ou tout un tas de ballons dont certains, pour ne pas trahir de secret, ont des têtes de Mickey ou de Minnie dans l’Est parisien. » Mathieu Courtaban précise qu’en plus des radars civils et militaires, le CAPCODA peut également s’appuyer sur un radar de veille plutôt satellitaire qui permet de voir les objets dans les plus hautes couches de l’atmosphère. A ma connaissance, depuis mes années de présence au sein du CAPCODA, on n’a pas connaissance de faits qu’on n’aurait vraiment pas du tout réussi à identifier, notamment de faits qui auraient des caractéristiques cinématiques et de changement de direction qui sont à priori inexplicables. L’étude des cas D Depuis 2008, la 3AF (Association Aéronautique et Astronautique de France) dispose d’une commission d’étude des PAN, la Commission SIGMA2, en charge de l’analyse scientifique et technique des cas “D” inexpliqués (selon la terminologie GEIPAN) qu’ils soient français ou étrangers. Cette commission travaille en collaboration avec le CNES, la Direction Générale pour l’Armement et également l’aviation civile. Elle rassemble une trentaine de personnes permettant de couvrir un large panel d’expertise : des pilotes civils et militaires, un contre-amiral, un astronaute, un médecin, un psychologue, des ingénieurs de l’industrie ou du secteur étatique, des spécialistes de l’électromagnétisme, des missiles, des armes à énergie dirigée, de la défense aérienne, de la détection-imagerie radar, optique, infrarouge. Pour Luc Dini, président de la Commission SIGMA 2 : Résolument et clairement, on a affaire à des phénomènes physiques qui s’observent, qui s’enregistrent. Durant sa présentation, Luc Dini détaille le modus operandi de la commission. Pour ce faire, il s’appuie sur un cas que lui a soumis le CEFAA (Chili) en 2017. Ce cas emblématique observé depuis un hélicoptère Cougar a été résolu par la SIGMA 2 qui a identifié ce PAN comme étant un Airbus A340 avec sa traînée de condensation. Luc Dini mentionne également un cas remontant à 2007 dans les îles anglo-normandes basé sur le témoignage visuel d’un pilote corroboré par une trace radar de plusieurs centaines de mètres. Ce cas reste non résolu à ce jour et il est toujours étudié par la commission. La Commission SIGMA 2 s’est également penchée sur l’étude d’échantillons métalliques et de végétation associés à des observations de PAN. Quel que soit le cas qui lui est soumis, la Commission SIGMA 2 s’attache à caractériser les phénomènes et objets observés, à déterminer les lois physiques qui les gouvernent. Plutôt que détailler l’intervention de Luc Dini, nous invitons le lecteur à prendre connaissance du Rapport d’avancement SIGMA 2 publié en juin 2021. Luc Dini conclut son intervention par deux recommandations : Il nous faudrait plus d’enregistrements pour pouvoir creuser le sujet et pouvoir mieux caractériser les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Donc une recommandation serait d’avoir des liens entre bases de données et notamment avec la base de données du CNES avec plus de données techniques. Ce serait également une incitation des pilotes et des contrôleurs à fournir leur propre témoignage. Beaucoup n’osent pas le faire. Observer, documenter, comprendre Le véritable défi n’est pas seulement celui de l’inexpliqué. C’est aussi un défi d’observation, de production de données et de gestion de l’incertitude. Philippe Ailleris Philippe Ailleris est Senior Project Controller à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) depuis 28 ans. Durant son intervention, il a insisté sur l’importance d’améliorer les observations et l’instrumentation relatives à l’étude du ciel. L’augmentation des activités aéronautiques et spatiales a entraîné une augmentation des signalements en Europe. Toutefois, ces phénomènes restent particulièrement difficiles à étudier du fait de leur caractère imprévisible et donc du manque de données disponibles. Une étude scientifique ne peut reposer uniquement sur un témoignage ou sur une vidéo décontextualisée. Plus on ajoute de mesures instrumentales, puis plusieurs capteurs indépendants, plus la valeur scientifique augmente. […] Plus les données sont nombreuses, indépendantes et bien documentées, plus il devient possible de comprendre ce qui a été observé. Philippe Ailleris conclut sur la nécessité de poursuivre les observations, d’améliorer les données et de continuer les recherches. La science ne progresse ni en acceptant toutes les hypothèses, ni en les rejetant systématiquement. Le défi n’est pas de défendre des conclusions extraordinaires mais d’améliorer notre capacité à étudier les phénomènes inhabituels, avec ouverture d’esprit, rigueur, méthode et esprit critique. Améliorer l’exploitation des données Pour Michael Vaillant, data scientist et fondateur de UAP Check, la création d’un comité scientifique permettrait de passer d’une collecte de données passives à une observation proactive d’une part et la création d’une base de données exploitable par la science d’autre part. Un tel comité scientifique permettrait d’assurer les intérêts de la défense et ceux de la science. Michael Vaillant propose également la création d’un dispositif similaire au GEIPAN mais à l’échelle européenne. Celui-ci nécessiterait une standardisation des données collectées qui les rendrait plus facilement exploitables. Aujourd’hui, chaque pays, chaque organisme, chaque base a organisé différemment ce qu’ils appellent des cas non identifiés, avec des protocoles, qui ne vont pas se ressembler. Aux États-Unis, l’inconnu a telle forme, en France l’inconnu a telle autre forme, mon inconnu n’est pas forcément ton inconnu. Si on veut organiser la science à l’échelle internationale, il faut qu’on parle du même inconnu. La France et le monde,la situation internationale Baptiste Friscourt, correspondant pour The Debrief et fondateur de l’association d’observation du territoire Sentinel Center s’est davantage intéressé à la communication des institutions à propos de ces phénomènes et à l’impact observé sur les populations. Il s’appuie sur la vague d’observations belge qui s’est déroulée de 1989 à 1991. Durant celle-ci, on dénombre plus de 2000 observations avec parfois plusieurs dizaines de signalement de civils et de forces de l’ordre en une même journée. Des F-16 sont envoyés à plusieurs reprises pour tenter des interceptions. Par trois fois, les pilotes réussissent à obtenir un verrouillage radar pendant quelques secondes avant que les changements de position et les très grandes accélérations des cibles ne brisent le verrouillage. Le 16/12/89, le ministre de la Défense, Jean-Pol Poncelet, confirme que les prétendus ovnis ne sont en fait que des lumières de dancing reflétées par les nuages. Deux jours plus tard, le colonel De Brouwer, chef d’opération de la force aérienne, contredit cette version et affirme « que les opérateurs au sol ont observé des échos radars inexpliqués présentant des vitesses extrêmement variables, sans rapport avec les vitesses des avions de ligne et des cargos militaires ». Au-delà de la contradiction constatée dans la communication institutionnelle, la vague belge démontre que lors d’événements aussi significatifs, la population ne panique pas. Baptiste Friscourt revient également sur la question d’une gestion européenne. Cela fait plusieurs dizaines d’années que des députés européens interrogent la Commission européenne au sujet des PAN. La réponse des membres de la Commission est systématiquement la même : il s’agit de la compétence nationale des pays, cela ne relève pas de la compétence européenne. Cependant, ils sont parfaitement d’accord pour utiliser par exemple le programme Horizon pour lancer un programme de recherche sur le sujet. De plus, il rappelle que des outils spécifiques pour les pilotes existent déjà au sein de l’EASA, l’Agence Européenne de Sécurité Aéronautique, mais que les rapports des pilotes sont classés secrets dans l’ensemble des pays hormis la Suisse et le Royaume-Uni. Ces rapports permettent de faire le constat d’une communication et d’un positionnement souvent contradictoires au niveau des États et des instances. En effet, plusieurs rapports rendus publics (Airprox, projet Condign…) font état de situations ou de recommandations engageant la sécurité des pilotes et de leur appareil. Pourtant, lorsque les Lords interrogent les représentants du ministère de la Défense à propos des PAN, le ministère de la Défense répond que cela ne représente pas un enjeu de défense nationale. On constate que plusieurs pays communiquent publiquement sur le sujet. L’Espagne a connu une énorme opération de déclassification des rapports militaires dès 1991. L’Italie diffuse tous les ans un rapport annuel sur le nombre d’objets rencontrés et les enquêtes diligentées. Le Brésil a connu de nombreux cas dont certains ont été très bien documentés, notamment par Jacques Vallée. En Uruguay, l’armée de l’air enquête sur le sujet depuis 1979. L’armée chilienne dispose depuis 1997 d’un groupe d’étude permanent sur le sujet. La Chine a sollicité la population civile pour la détection du phénomène et affirme avoir réussi à intercepter au moins un objet. De nombreux témoignages de militaires et pilotes russes sont disponibles sur la période antérieure à la guerre en Ukraine. On observe une symétrie dans la communication des États-Unis et de la Russie à ce sujet. Et le Japon s’annonce prêt à collaborer avec n’importe quelle autre nation qui cherche à travailler sur le sujet. Baptiste Friscourt pose donc la question de la communication des instances françaises sur le sujet. Un témoignage corroboré aux Etats-Unis par le docteur Mc Gwier qui, quand il était en mission dans un sous-marin nucléaire, a observé un engin immense passer à côté du sous-marin et forcer celui-ci à faire surface. Cela a aussi été confirmé par l’amiral Gallaudet, La France disposant de la deuxième zone économique exclusive marine, il serait intéressant de demander à nos sous-mariniers s’ils ont rencontré les mêmes objets. Pour faire écho aux déclarations de Mathieu Courtaban sur les signalements faits au CAPCODA, il affirme : De mon enquête pour The Debrief, j’ai pu contacter des pilotes militaires français, particulièrement dans les forces aéronavales, qui ont confirmé qu’il y avait l’observation de ces plateformes avancées non explicables [à raison de] 3 à 4 cas par an à l’intérieur de leur unité. Quand je leur ai demandé pourquoi est-ce qu’ils ne remontaient pas les informations au CAPCODA, ils ont dit que le risque pour leur carrière était trop grand. Des pilotes civils m’ont répondu exactement la même chose. Ce qui est très intéressant, c’est que c’est un risque perçu. […] Quand je leur ai demandé ce qui pouvait changer la donne, ils ont déclaré : le fait qu’un membre de l’état-major dise qu’il y a nécessité de rapporter ces objets aux instances supérieures. Enfin, il indique que des programmes de recherche sont déjà en cours dans les universités de France et en Europe et que d’autres sont en projet dans de très grands instituts de recherche. Il ajoute que certains programmes ont les capacités de mettre en place des observatoires spécifiques afin d’obtenir des données fiables, aux standards académiques. Il cite pour exemple le programme IFEX à l’université de Würzburg, du professeur Hakan Kayal avec le soutien de l’armée. La France est-elle prête ? Sylvain Maisonneuve a assuré les fonctions de conseiller en cabinet ministériel durant quasiment 5 ans. Cette expérience lui a permis d’identifier quatre faiblesses structurelles de la mécanique du pouvoir concernant la problématique des PAN : l’analyse holistique et granulaire que nous portons sur ce qui se passe à l’étranger, notre état d’esprit conformiste fait que nous avons du mal à réfléchir hors des cadres déjà connus, notre logiciel de régulation qui nécessite de pouvoir définir et qualifier un sujet pour l’adresser, la complexité de la remontée des données. A l’époque de la préparation de son livre, Ovnis, l’enquête déclassifiée paru en 2025, il explique s’être adressé à plusieurs ministres mais aucun n’a considéré ce sujet comme étant sérieux, crédible, digne d’études. Ce n’était pas par défaut, par fermeture d’esprit ou autre, c’est juste qu’ils ne se posaient même pas la question. Pourtant, Sylvain Maisonneuve considère que le stade des signaux faibles est largement dépassé. En témoignent les propos de John Brennan, directeur de la CIA sous Obama, d’Avril Haines, directrice du renseignement sous Biden, ou encore de John Ratcliffe, actuel directeur de la CIA. Au regard de la déclassification en cours aux Etats Unis, qu’en est-il de la préparation de la France sur un tel sujet ? Afin de poursuivre la réflexion engagée par le colloque, Sylvain Maisonneuve propose de mettre en œuvre une mission flash. Il s’agit d’une mission d’information dont la durée est bien inférieure aux commissions d’enquête qui se déroulent en général sur une période de 6 mois. Celle-ci permettrait d’auditer notre gouvernance, nos outils et nos process de collecte de données (civiles ou militaires) et la veille stratégique. On ne doit pas développer de vision sensationnaliste, catastrophiste ou militaire, ni sauter les étapes et commencer à spéculer sur l’origine et la nature du phénomène. Le besoin est déjà de pouvoir le qualifier, le documenter pour le comprendre et nous forger notre propre opinion. Et je pense que s’agissant du pays de Descartes, c’est le mieux que l’on puisse faire. C'est Un premier pas L’ensemble des participants ont salué l’initiative des députés Pierre Henriet et Arnaud Saint-Martin. Ces derniers ont confirmé que ce colloque était effectivement un premier point réalisé sur le sujet. On proposera aussi un certain nombre de recommandations issues de ce colloque pour valoriser aussi tout le travail d’interaction qui a eu lieu aujourd’hui. Et je pense que peut-être cette initiative en appellera d’autres. On notera parmi le public la présence de Jacques Vallée dont le travail a été unanimement salué par les 250 personnes présentes dans l’auditorium. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le sujet et a consacré de nombreuses années à documenter et étudier les PAN. Bon nombre des cas évoqués par les intervenants ont été étudiés et documentés par celui-ci. Dominique Filhol, réalisateur du film Valensole 1965, et Alexandre Sheldon-Duplaix, historien naval étaient également présents. Plusieurs médias spécialisés avaient également fait le déplacement ainsi que des associations d'ufologues dont le MUFON ( Mutual Ufo Network).. L’ensemble du colloque a été mis en ligne sur la chaîne Youtube de Arnaud Saint-Martin (vidéos 1, 2, 3 et 4). Le média exomagazin a également mis en ligne une vidéo de l’ensemble du colloque et bénéficiant de transcriptions en plusieurs langues. Pascale Jacques juil. 16
- Disclosure Forum 2026 : ce qui s'est dit dans la salle Kennedy
Le 25 juin 2026, le Russell Senate Office Building a accueilli le premier Disclosure Forum, un événement public organisé par la Disclosure Foundation, association à but non lucratif. A. Deschamps from Sentinel News Le thème retenu, «Humanity at the Edge of Discovery», a structuré une journée de panels réunissant élus, anciens responsables du renseignement, scientifiques et témoins. La couverture des grands médias généralistes est restée assez modeste. Lors du forum, la Disclosure Foundation a remis une distinction à quatre parlementaires pour leur action en faveur de la transparence sur les PAN : Anna Paulina Luna, Eric Burlison, Tim Burchett et André Carson. C’est News Nation, présent sur place, qui le rapporte. André Carson : la mémoire des premières auditions Le représentant André Carson (Démocrate, Indiana) connu pour avoir présidé la première audition publique de l’ère moderne au congrès américain sur le sujet, a insisté sur le chemin parcouru en trois ans, d’un sujet marginal et ridiculisé vers une question traitée de manière bipartisane et bicamérale. Membre du House Permanent Select Committee on Intelligence (HPSCI), il a aussitôt pondéré cet élan par une mise en garde de sécurité nationale : toute avancée technologique, réelle ou supposée, intéresse des adversaires comme la Chine, ce qui constitue selon lui un argument plausible à la rétention d’informations. Interrogé sur sa foi musulmane, il a indiqué que le sujet ne l’entame pas et qu’il y voyait un écho à certaines traditions religieuses. Anna Paulina Luna : l’amnistie comme levier La représentante Anna Paulina Luna (Républicaine, Floride), qui préside le groupe de travail de la Chambre sur la déclassification des secrets fédéraux, a livré l’élément le plus concret de la séquence. Elle affirme travailler avec la Maison-Blanche, et plus précisément avec le chef de cabinet adjoint Stephen Miller, sur un dispositif d’immunité destiné aux personnes qui prétendent détenir des informations sur d’éventuels matériaux récupérés ou des “biologics’’. Elle décrit cette amnistie comme potentiellement “full-fledged’’ (à part entière), sous réserve de vérification préalable de la crédibilité des intéressés. Elle a par ailleurs évoqué des dossiers MKULTRA retrouvés à la CIA aux côtés d’archives liées à l’affaire Kennedy, en cours de déclassification, et annoncé un rapport pour novembre. Elle déclare : « Eh bien, c’est justement pour ça qu’il faut mettre en place l’amnistie et faire venir ces personnes. Si quelqu’un peut indiquer la localisation d’un programme, alors ils se pencheront sur la question. Et j’entends dire que c’est à 100 %, et, vous savez, en amont, ils ont essayé de donner suite aux pistes, mais n’ont encore rien trouvé. » Mike Rounds : un appel au scepticisme et à la Science Le sénateur Mike Rounds, membre du Parti républicain et le sénateur du Dakota du Sud au Congrès des États-Unis a mis en avant la crédibilité de pilotes de la Navy ayant témoigné d’objets qu’ils ne savaient pas identifier, et soutenu que la prudence de l’administration tenait davantage à la protection de capacités sensibles qu’à une volonté de dissimulation. Il a recentré le propos sur l’équilibre entre transparence et préservation d’un avantage technologique face à la Chine et à la Russie, sans trancher sur la nature des objets observés. Jeffrey Nuccetelli : le témoin et le prix du témoignage Le vétéran de l’US Air Force Jeffrey Nuccetelli, ancien policier militaire, est revenu sur les incidents survenus entre 2003 et 2005 à Vandenberg, lors de lancements liés à la défense antimissile. Son cas, dit «Vandenberg Red Square», avait été cité par Luna lors de la première audition publique aux côtés de David Grusch et Ryan Graves, et il avait témoigné sous serment en septembre 2025 devant la commission de surveillance de la Chambre, comme l’a documenté DefenseScoop. À Reality Check, il a décrit un objet lumineux observé avec deux témoins, mais surtout les conséquences personnelles de sa prise de parole : menaces visant sa famille, intrusion à son domicile et messages laissés avant son audition. Il en tire un plaidoyer pour une amnistie et un accompagnement des témoins. Les affirmations centrales du dossier, programme de récupération d’épaves, biologics, intelligence non humaine, ne sont soutenues que par des témoignages et par l’AARO UAP Report de 2023. Donc en plus de maintenir leurs demandes de déclassification de documents, les membres du Congrès concentrent leurs efforts sur la protection des lanceurs d’alerte. Reste à savoir si cette amnistie se concrétisera, si les preuves peuvent être apportées de façon sûre par les témoins, et si ses initiatives trouvent écho dans d’autres pays. Une initiative de la société civile allant dans ce sens mérite d’être mentionnée. Le 4 juillet 2026, deux lanceurs d’alerte : Dylan Borland, vétéran de l’US Air Force entendu sous serment par la commission de surveillance de la Chambre en septembre 2025, et Matthew Brown, ancien cadre de la sécurité nationale à l’origine du dossier Immaculate Constellation, ont lancé Vanguard (Vanguard Enterprise), une organisation à but non lucratif, entièrement civile, consacrée au soutien des lanceurs d’alerte PAN issus de l’appareil de sécurité nationale, à l’éducation du public et à une divulgation conforme au droit. note du Mufon: Le programme Immaculate Constellation serait un projet secret du Pentagone, impliquant l'étude des phénomènes aériens non identifiés (UAP) et d'autres anomalies célestes. Selon des dénonciateurs anonymes, ce programme, qui aurait été mis en place en 2017, viserait à collecter des données sur les UAP et à analyser des technologies liées à ces phénomènes, sans supervision du Congrès. Les informations concernant ce programme seraient tellement confidentielles qu'elles échappent même à la surveillance du Congrès, et il serait possible que le gouvernement américain ne soit pas au courant de son existence. Ce programme serait considéré comme un outil de renseignement stratégique, il est important de noter que le Pentagone a démenti l'existence de ce programme.
- Nouvelle étude sur les comportements des phénomènes anormaux non identifiés
Le 20 avril 2026, la SCU a publié une étude portant sur l’activité des PAN dans les domaines militaire et public sur le territoire continental des États-Unis de 1945 à 1975. Pascale Jacques juil. 07, 2026 L’étude, intitulée “UAP Operational Presence, 1945–1975”, porte sur l’évaluation du comportement des PAN et de leurs contraintes en matière de ressources. Cette étude a été rédigée par Ian M. Porritt, Larry J. Hancock et Sean Grosvenor. Ian M. Porritt est diplômé de l’université de Massey. Il est spécialisé dans l’analyse de données techniques pour la recherche et le développement. Il apporte son expertise à différentes organisations telles que la SCU et collabore sur le projet Galileo. Larry Hancock est diplômé de l’université du Nouveau-Mexique en histoire et en anthropologie culturelle. Il a réalisé des travaux de recherche et a rédigé des ouvrages consacrés à l’histoire de la Guerre froide et aux questions de sécurité nationale. Il a réalisé sa carrière dans l’enseignement technique, l’informatique et les communications, ainsi que dans le marketing technologique. Sean Grosvenor est consultant en criminalistique, ancien membre de la police d’État de l’Illinois. Il conseille plusieurs organisations en matière d’enquêtes et d’évaluation du renseignement et s’est associé aux efforts visant à étudier les formes avancées d’intelligence non humaine. Les auteurs de l’étude se sont appuyés sur la base de données de Sparks des cas “inconnus” du projet Blue Book, sur les archives complémentaires du NICAP et sur les 4 publications précédentes de la SCU qui analysent au total 1163 rapports de PAN. Leur objectif est d’identifier les possibles schémas comportementaux, le rythme opérationnel et les contraintes potentielles en matière de ressources associées à la présence d’Intelligences Non Humaines (INH). Ces bases de données répertorient des cas qui restent inexpliqués après avoir écarté les explications classiques, mais cela ne signifie pas pour autant que chaque rapport reflète une implication d’INH. Les auteurs se sont donc concentrés sur les schémas qui se répètent dans de nombreux cas en les comparant aux concepts issus de l’analyse stratégique et du renseignement humain : la logique de reconnaissance, les contraintes opérationnelles et les schémas de déploiement. Par souci de clarté méthodologique, la possibilité d’une technologie humaine non divulguée n’est pas considérée comme un modèle explicatif viable. Entre 1945 et 1975, aucun État ne disposait de la physique de propulsion, de la portée de déploiement ou de la cohérence opérationnelle nécessaires pour expliquer les signatures observées. Une priorité stratégique pour les infrastructures nucléaires Les données montrent que, durant les premières années du programme d’armement nucléaire et des essais de missiles et d’avions, le petit nombre d’installations militaires américaines liées à la guerre atomique a enregistré une activité de PAN quatre à huit fois supérieure à celle de tous les autres sites militaires réunis. Bien que ce ne soit pas le seul centre d’intérêt de l’activité des PAN, cette tendance se confirme sur les années qui suivent : L’étude identifie plusieurs pics d’activité de plusieurs jours coïncidant avec des développements majeurs de la guerre atomique américaine, notamment en 1949–1951 (expansion des installations d’armes atomiques), en 1952 (vague nationale), en 1957 (déploiement de missiles balistiques intercontinentaux) et lors des incidents de Northern Tier d’octobre à novembre 1975. Une présence de reconnaissance de petite envergure et aux ressources limitées Durant ces pics d’activité, les données disponibles ne montrent aucune preuve claire d’opérations simultanées et soutenues sur plusieurs sites. Même lorsque plusieurs incidents sont signalés lors d’une même journée, les signalements sont échelonnés, souvent séparés de plusieurs heures et de grandes distances. Une opération simultanée, même avec une faible observabilité, aurait dû produire au moins quelques activités se chevauchant ou partiellement simultanées entre les installations. L’absence de tels chevauchements, combinée à une chronologie cohérente et à un redéploiement rapide entre les sites, indique fortement une opération échelonnée menée avec un nombre limité de moyens.Sur les 11322 jours couverts par l’ensemble de données validées de la période d’étude 1945-1975, seuls 27 jours ont enregistré plus de deux rapports liés à l’armée américaine le même jour, et seuls sept jours en ont compté plus de trois. Les événements de Northern Tier de 1975 — s’étendant du 27 octobre au 12 novembre et impliquant quatre installations stratégiques de guerre atomique — en constituent l’exemple le plus clair : l’activité des PAN s’est déroulée selon une séquence échelonnée d’un site à l’autre plutôt que d’apparaître simultanément à plusieurs endroits. L’activité des PAN est caractérisée par une présence constante ponctuée de courtes périodes d’intensification programmée. Cela contredit l’hypothèse d’une présence soutenue à grande échelle et s’apparente davantage à une petite force de reconnaissance mobile opérant avec des ressources limitées. Toutefois, les auteurs précisent que cette retenue apparente ne doit pas être interprétée comme l’expression complète de leur capacité potentielle ou des intentions bienveillantes. Cela pourrait simplement refléter des ressources actuellement restreintes. Une adaptation comportementale au fil du temps Les opérations des PAN sont passées de manœuvres très visibles en plein jour à la fin des années 1940 à des profils principalement nocturnes et à faible visibilité au milieu des années 1960. Cette tendance est très nette puisque les manœuvres en plein jour représentent plus de 60% des rapports pour la période 1945-1949 puis elles diminuent régulièrement pour ne représenter qu’environ 5% de l’activité des PAN en 1975. Il est à noter que les lumières des PAN s’éteignaient dès que des intercepteurs s’approchaient et se rallumaient une fois que les avions s’étaient éloignés. Ce comportement suggère que l’éclairage était contrôlé de manière délibérée et qu’il était soit conçu pour permettre aux PAN d’être « vus » de manière limitée, soit qu’il était essentiel à la mission (la tâche l’exigeait) ou dépendant de l’appareil (le fonctionnement de l’appareil l’exigeait), tout en pouvant être désactivé pour échapper à la détection. […]Que l’éclairage ait servi une fonction opérationnelle ou ait été destiné à signaler une présence, ce comportement implique que la visibilité des PAN est sélective, et non passive. Les opérateurs se sont laissé voir à distance tout en évitant tout engagement rapproché, ce qui correspond à la fois à une présentation contrôlée de la visibilité (ou à une présentation inévitable de la visibilité) et à une réticence manifeste à être interceptés. Ce contrôle sélectif de la visibilité semble indiquer à la fois une retenue opérationnelle et une vulnérabilité potentielle. Toutefois, l’histoire des engagements militaires suggère que les PAN semblent capables d’éviter tout dommage même en cas d’attaque. Cela laisse donc supposer qu’une autre préoccupation a conduit le passage à long terme à davantage d’opérations nocturnes. Un comportement coordonné en matière de reconnaissance Durant les pics d’activité, les rapports couvrent plusieurs États et secteurs de défense aérienne, suggérant un schéma de reconnaissance coordonnée plutôt que des anomalies isolées. Dans d’autres cas, les rapports font état d’objets multiples ou de vols en formation, indiquant une activité de groupe coordonnée, bien que toujours confinée à une seule région à la fois. L’absence de saturation géographique généralisée ou d’incursions quotidiennes simultanées contredit l’hypothèse d’une présence à grande échelle et soutenue. Bien qu’une concomitance limitée ne puisse être exclue, l’absence de chevauchement multisites clair, même pendant les vagues nationales les plus intenses, renforce fortement l’hypothèse selon laquelle les opérations des INH ont probablement été menées à une échelle modeste, se traduisant par des mouvements échelonnés d’une région à l’autre plutôt que par une couverture parallèle étendue. La cohérence des chiffres des rapports mensuels et le développement par étapes observé viennent également étayer l’hypothèse d’une présence opérationnelle continue. Malgré la diversité des descriptions rapportées d’INH, la stabilité des schémas comportementaux à travers les indicateurs suggère une coordination par un seul groupe opérationnel plutôt que par de multiples acteurs indépendants. Une continuité opérationnelle à long terme Pour les auteurs de l’étude, l’ensemble des éléments identifiés (un déploiement de faible envergure, de probables contraintes de ressources, une présence constante sur trois décennies, un retrait rapide face à la menace d’interférence) nécessiterait probablement une base opérationnelle stable. Dans leur ensemble, ces éléments de preuve indiquent un déploiement quasi continu, mais de faible intensité : un rythme discret et cyclique de déploiement de moyens mobiles à partir d’un centre local ou d’une base secrète. Un modèle comportemental spécifique ? Cette étude se limite aux opérations menées sur le territoire continental des États. Les auteurs soulignent : Des activités liées aux Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (PAN) ont également été signalées à l’échelle mondiale entre 1945 et 1975, notamment en Europe, en Amérique du Sud et ailleurs ; des activités simultanées dans d’autres régions pourraient indiquer une capacité de déploiement mondiale plus importante que celle qui ressort de l’échantillon américain. Bien qu’elles ne soient pas incluses dans cette étude, des analyses indépendantes de la vague européenne de PAN de 1954 (par exemple, Vallée 1969 ; Michel 1958 ; Clarke 2015 ; Ballester Olmos) décrivent systématiquement une progression séquentielle, région par région, plutôt qu’une vaste activité simultanée. Les observations s’intensifiaient dans une zone pendant plusieurs jours avant de diminuer et de réapparaître ailleurs, une structure compatible avec des déploiements échelonnés plutôt qu’avec des opérations simultanées sur plusieurs zones. Cependant, aucune évaluation globale n’a été réalisée pour déterminer si les rapports région par région à l’échelle mondiale sont échelonnés ou simultanés ; cette évaluation supplémentaire permettra d’améliorer notre compréhension de la présence opérationnelle à plus grande échelle. Ainsi, les auteurs reconnaissent que seule une étude étendue à l’échelle mondiale sur plusieurs intervalles répartis sur plusieurs années ou décennies permettrait de révéler : les tendances à long terme en matière d’intensité de déploiement les changements d’orientation géographique si les INH privilégient des bases permanentes ou des profils de mission de type « vol aller-retour » Cette approche offrirait un cadre solide pour évaluer l’ampleur, le rythme et l’évolution de l’activité des PAN. Elle permettrait également aux analystes de distinguer les schémas de reconnaissance localisée, de surveillance globale et d’engagement stratégique, ce qui est essentiel pour évaluer l’engagement des ressources et l’intention opérationnelle. Une telle étude nécessiterait la création d’une base de données mondiale sur les PAN, organisée et harmonisée, riche en métadonnées, dotée de classifications standardisées et d’horodatages précis. Elle permettrait aux analystes de confirmer le modèle comportemental observé aux Etats Unis ou de révéler un profil opérationnel différent. À propos de la SCU (Scientific Coalition for UAP Studies) : La Scientific Coalition for UAP Studies est une organisation de recherche interdisciplinaire à but non lucratif dédiée à l’étude scientifique des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés (PAN). Elle est composée de scientifiques, d’ingénieurs, d’anciens militaires, d’anciens professionnels du renseignement, ainsi que d’experts des forces de l’ordre.
- MUFON juin 2026 : 500 signalements et un réseau international qui s'élargit
Chaque mois, le Case Management System (CMS) du MUFON continue d'engranger les témoignages venus des quatre coins du globe. Pour juin 2026, le compteur s'arrête à 500 signalements, répartis sur 45 pays différents. Un chiffre stable, dans la moyenne haute de ce qu'on observe habituellement, et qui mérite qu'on s'y attarde un peu plus que la simple lecture du tableau. Une répartition à lire avec le bon niveau de lecture Sur les 500 dossiers ouverts ce mois-ci, une large part reste comptabilisée sur le territoire américain, où le maillage historique du MUFON est le plus dense depuis sa création en 1969. Le Royaume-Uni et le Canada suivent, avec respectivement 21 et 18 cas. Mais réduire la lecture de ces chiffres à un simple rapport de force avec les États-Unis passerait à côté de l'essentiel : le CMS reflète surtout la structure du réseau MUFON, ses relais nationaux, ses chapitres actifs, et pas la fréquence réelle du phénomène à travers le monde. Le rôle du réseau France, Belgique, Suisse C'est un point qu'on ne souligne pas assez : une bonne partie des pays qui n'apparaissent qu'avec un ou deux signalements ce mois-ci n'ont pas de chapitre MUFON propre ou le MUFON france en assure le suivi opérationnel d' enquêtes. Concrètement, cela fait du réseau France, Belgique, Suisse le deuxième pôle du réseau international MUFON en termes de zone de responsabilité, loin derrière les États-Unis en volume de cas mais avec une empreinte géographique qui s'étend sur quatre continents. C'est ce travail de fond, souvent invisible dans une simple lecture du tableau, qui permet à des témoins isolés en Jordanie, au Botswana ou en Slovénie d'avoir malgré tout un dossier suivi dans les règles. Voici le relevé pour le mois de juin Sur les 428 signalements de juin où la forme a pu être précisée, le cercle et la sphère dominent largement, avec à eux deux plus d'un tiers des observations. Le triangle, pourtant très présent dans l'imaginaire collectif, n'arrive qu'en huitième position avec 18 cas. Les formes les plus rares, comme le cône ou le type Saturne, ne comptent qu'un ou deux témoignages ce mois-ci. Sur les 369 signalements où la distance a été précisée, la répartition est étonnamment bimodale : une bonne partie des témoins se trouvaient à moins de 30 mètres ou entre 31 et 152 mètres de l'objet, quand une part quasi équivalente l'observait à plus de 1,6 kilomètre. Les distances intermédiaires, entre 153 mètres et 1,6 kilomètre, concentrent à elles seules 85 cas, la tranche la plus fournie du mois. Fait notable, 18 cas rapportent un atterrissage, un vol stationnaire ou un décollage observé directement, et 42 témoignages mentionnent la présence d'entités, deux chiffres qui méritent un traitement à part tant ils sortent de l'ordinaire pour un seul mois. Vous aussi, vous avez été témoin d'un phénomène ? Si vous avez observé quelque chose que vous n'arrivez pas à expliquer, même si l'observation remonte à plusieurs mois ou plusieurs années, n'hésitez pas à nous en faire part. Vous pouvez enregistrer votre témoignage directement dans le CMS du MUFON, remplir notre formulaire de signalement en ligne, ou tout simplement nous écrire par mail. Chaque témoignage compte, et c'est grâce à vous que ces statistiques mensuelles existent.
- Et si l’esprit précédait la matière ?
Quel est le rapport entre esprit et matière ? La conscience pourrait-elle précéder la matière ? Quelle est la nature de nos perceptions ? Le point sur les recherches scientifiques à ce sujet. Le rapport entre esprit et matière constitue une question philosophique fondamentale, qui fait l’objet de différentes théories depuis l’Antiquité. On pourrait classer ces théories en quatre grands courants : la vision dualiste oppose le monde physique au monde des idées (Platon, Descartes), la vision moniste affirme que l’esprit et la matière constituent la même réalité (Spinoza), la vision matérialiste affirme que l’esprit et la conscience sont issus de la matière, enfin, la vision idéaliste soutient que tout est pensée et esprit. C’est par exemple l’immatérialisme de Berkeley, qui affirme la non-existence de la matière. La question intéresse aussi les scientifiques. Longtemps, ces derniers ont adopté une vision matérialiste selon laquelle la matière constituerait le support de toute conscience. Le système neuronal serait en particulier le socle de la pensée. Dans cette perspective, l’esprit serait réduit à un simple épiphénomène de la matière. Mais récemment, des chercheurs ont remis en cause ce consensus. C’est le cas de Maria Stromme, physicienne norvégienne rattachée à l’Université d’Uppsala (Suède), qui a dévoilé en novembre 2025 un article scientifique dans lequel elle soutient l’idée que la conscience précède la matière, en présentant des preuves mathématiques. Selon elle, le temps, l’espace et les phénomènes physiques ne seraient que des manifestations secondaires d’un champ de conscience fondamental. Selon la scientifique Maria Stromme, la matière doit être abordée comme un certain niveau d’interprétation de la réalité, c’est-à-dire une certaine représentation du monde. La réalité profonde, quant à elle, serait celle d’un vaste champ de conscience auquel le cerveau humain n’aurait qu’un accès limité. Du fait de nos limites perceptives et cognitives, nous percevrions la plupart des choses comme séparées : c’est ainsi que naît l’illusion de la matière. Autrement dit, la matière apparaît lorsqu’on ne perçoit pas (ou insuffisamment) les liens entre les choses, lorsqu’on oublie que tout est lié. Conscience, énergie et physique quantique Le développement de la physique quantique avait déjà permis de comprendre que la réalité ne se fonde pas sur des particules élémentaires isolées, mais sur des manifestations ondulaires d’un tout indivisible. Erwin Schrödinger (1887-1961), l’un des fondateurs de la mécanique quantique, en avait déduit que la conscience n’est pas un produit accessoire de la matière, mais une propriété essentielle de la réalité. Rappelons-le, la théorie quantique suppose que tout est énergie, que tous les phénomènes sont intriqués et qu’il existe une influence de l’observateur sur l’objet observé. Concernant ce dernier point, on peut en conclure que la conscience est nécessaire au processus de création de la réalité physique. Par ailleurs, pour Schrödinger, « la science ne peut pas résoudre le problème de la conscience, car la conscience est le présupposé de toute science ». Cette vision se rapproche d’un panpsychisme, c’est-à-dire de l’idée que la conscience est présente à tous les niveaux de la matière. Esprit, conscience et pensée Selon Maria Stromme, il existerait un champ de conscience universelle dont l’Homme fait partie. A ce titre, elle distingue : l’intelligence créatrice universelle sous-jacente (l’esprit), la capacité de perception universelle (la conscience), et le mécanisme dynamique par lequel émergent l’expérience individuelle et la différenciation (la pensée humaine). Selon la physicienne, l’impression de dualité naîtrait de divers mécanismes quantiques appliqués à l’individu. La pensée transformerait les différentes potentialités en une réalité structurée bien particulière. Or, qui dit structuration dit séparation. Mais cette séparation relèverait de l’illusion, car toute expérience ne peut émerger que du substrat unifié et informe. Le Big Bang, l’esprit et la matière Pour Maria Stromme, le Big Bang correspond au passage de l’état indifférencié de l’esprit universel (superposition de toutes les configurations possibles de la réalité) aux états différenciés tels que l’espace-temps, l’énergie, la matière, la conscience individuelle ou encore les expériences subjectives. Le Big Bang représenterait donc l’effondrement des potentialités en un seul état, ( collapse) par l’effet d’une observation, d’une interaction ou encore d’une fluctuation quantique. Maria Stromme évoque aussi la possibilité d’une autoréflexion : l’esprit universel aurait pu se différencier en souhaitant se connaître, en souhaitant prendre conscience de lui-même. Dans cette perspective, la différenciation résulte de l’acte introspectif de l’esprit universel observant son propre potentiel infini – une boucle de rétroaction créative où la conscience elle-même donne naissance à la forme. Ainsi, l’univers s’observerait lui-même sous une forme différenciée. A noter que cette hypothèse est conforme aux principes de la mécanique quantique, les actes conscients d’observation influant sur les manifestations physiques. La vie et la mort Après le Big Bang, le champ de conscience universelle évolue et génère des systèmes complexes capables de conscience, c’est-à-dire des êtres sensibles dotés d’une pensée individuelle. Ces phénomènes sensibles peut être assimilés à des excitations localisées du champ universel. A mesure que les systèmes gagnent en complexité (notamment grâce à l’évolution biologique), la conscience se localise. Elle devient de plus en plus différenciée et consciente d’elle-même, mais aussi plus à même d’imaginer la présence d’un « ordre supérieur ». D’autre part, pour Maria Stromme, la mort d’un individu ne signifie pas l’annihilation de sa conscience mais son retour dans le champ universel, ce qui peut être compatible avec l’idée de vie après la mort. De la science à la philosophie non-duelle Le modèle de Maria Stromme propose de relier physique quantique et philosophie non-duelle : Historiquement, les traditions philosophiques et spirituelles ont considéré la conscience comme primordiale. Dans l’Advaita Vedanta, par exemple, la conscience (Brahman) est la réalité ultime d’où émerge le monde matériel. La philosophie bouddhiste met l’accent sur l’interdépendance et l’idée de vacuité, ce qui rejoint l’idée selon laquelle la forme provient d’un domaine informe. De même, le mysticisme chrétien et le soufisme islamique décrivent le divin comme une présence infinie qui imprègne toute existence. Ces traditions partagent une conception commune : la conscience est universelle, éternelle et essentielle à la nature même de la réalité.À l’inverse, les approches scientifiques actuelles cherchent principalement à expliquer la conscience comme un phénomène émergent du cerveau. Par exemple, les neurosciences cognitives modélisent la conscience comme le résultat de processus neuronaux complexes et d’une intégration de l’information. Cette conception reste ancrée dans le matérialisme, considérant la conscience comme secondaire aux processus physiques.Ce modèle fait écho à la doctrine chrétienne de la Trinité, où l’esprit, la conscience et la pensée reflètent respectivement les rôles du Père, du Saint-Esprit et du Fils. Dans le soufisme, le principe de Tawhid (l’unicité) décrit l’existence comme une unité indivisible, à l’instar de l’idée que la conscience individuelle est une manifestation temporaire d’un champ universel. De même, dans le taoïsme, le Tao est un principe créateur sans forme d’où émane toute différenciation, reflétant la nature non duelle de l’esprit. La thèse de Maria Stromme pourrait aussi être rattachée aux concepts de Soi spirituel et d’âme du monde. Elle est compatible avec l’idée de karma. Enfin, elle rappelle beaucoup l’enseignement kabbalistique, notamment la notion d’Ein Sof (l’essence cachée), de Tsimtsoum (retrait ou « effondrement » de Dieu permettant la création du monde) ou encore les émanations de Dieu à travers les sphères de l’arbre de vie séphirotique. L’arbre de vie peut en effet être abordé comme une double-carte du cosmos et de la conscience. Conclusion Si la structure physique émerge de principes quantiques, alors la conscience elle-même pourrait fonctionner de manière similaire : non pas comme un effet secondaire de l’activité neuronale, mais comme une caractéristique intrinsèque de l’univers. Cette interprétation soutient l’idée que l’esprit, la conscience et la pensée sont des principes structurants fondamentaux, et non des épiphénomènes de l’activité cérébrale. Non seulement Maria Stromme invite à ne plus séparer esprit et matière, mais elle affirme que la conscience est le champ fondamental de la réalité. Cette thèse questionne le mécanisme de nos perceptions, le rôle de l’observateur et la nature de la connaissance de soi. Dans la conclusion de son article, Maria Stromme insiste sur les questions éthiques et sociétales qui découlent de sa thèse : Si la conscience est effectivement universelle et fondamentale, les considérations éthiques pourraient s’étendre au-delà de la cognition humaine, englobant l’intelligence artificielle, la responsabilité environnementale et l’ensemble du vivant. L’illusion de séparation, renforcée par la perception individuelle, cède la place à une reconnaissance plus profonde de l’unité, favorisant l’empathie, la coopération et un sens partagé des responsabilités. Au final, à travers son article, Maria Stromme fait littéralement exploser les barrières qui existent entre science, philosophie et spiritualité. Elle réconcilie physique et métaphysique, elle ose associer mathématiques et éthique. Elle invite aussi à briser l’illusion de la matière et de la dualité. Mais on aurait tort de rejeter définitivement la matière. En effet, bien qu’illusoire, la matière est le lieu de l’expérience humaine, le lieu du questionnement, de la quête, le socle de toute avancée, de tout progrès. La vérité ne peut émerger que de l’illusion… SOURCE : https://www.jepense.org/esprit-conscience-matiere/
- Création d'un bureau scientifique américain dédié aux ovnis
Le Dr Avi Loeb, directeur du projet Galileo, a annoncé qu'il dirigerait la nouvelle initiative de la Maison Blanche, le « Conseil consultatif scientifique sur les phénomènes anormaux inexpliqués » Le 13 juin, le Dr Loeb — titulaire de la chaire Frank B. Baird, Jr. de sciences au département d’astronomie de Harvard — a annoncé la création de ce nouveau conseil scientifique sur son blog Medium. Les trois publications de dossiers sur les PAN à ce jour ont attiré plus d’un milliard de vues et suscité de nombreuses discussions sur les réseaux sociaux. Cependant, pour paraphraser la sagesse des joueurs de basket : « nous devons garder les yeux rivés sur le ballon, pas sur le public ! »Quoi de mieux pour y parvenir que la création d’un nouveau « Conseil consultatif scientifique sur les PAN» par la Maison Blanche, l’AARO, le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI), le FBI et tous les membres de la communauté du renseignement ? Ce n’est pas un vœu pieux, mais une réalité désormais. Il est intéressant de noter que non seulement la Maison Blanche est mentionnée, mais aussi l’AARO (le bureau des ovnis du département de la Défense), l’ODNI (qui chapeaute les agences de renseignement américaines) et le FBI. Fait intrigant, bien qu’il ait déjà mentionné l’ODNI, il a également mis l’accent sur « tous les membres de la communauté du renseignement ». Les autres membres du conseil sont : Dr Richard Cloete, docteur, sciences de l’informatique, Harvard Dr Regina Sarmiento, docteure en astrophysique, data scientist, Harvard Prof. Matthew Szydagis, docteur, département de physique, Université d’Albany Dr Devesh Nandal, boursier postdoctoral de la National Science Foundation au Centre d’astrophysique, Harvard Dr Omer Eldadi, docteur, chercheur en psychologie, Université Reichman Dr. Tim Gallaudet, ret. Rear Admiral Dr. Michael Shermer, Editeur Skeptic Magazine Dr. Jennice Vilhauer, psychologue Prof. Peter Skafish, anthropologie Ross Howard, communication Concernant les activités du conseil, le Dr Loeb a déclaré : Tous les membres du conseil se réjouissent d’aider les agences gouvernementales américaines à déterminer la nature des PAN. Notre temps ne sera pas perdu, car à tout le moins, nous contribuerons à la sécurité nationale. La meilleure façon de déterminer la nature des PAN est d’obtenir des données scientifiques de meilleure qualité. Soit nous sommes confrontés à une grave atteinte à la sécurité nationale, soit à la plus grande découverte scientifique de l’histoire. L’identification de l’inconnu mérite une priorité absolue au sein du gouvernement américain et de la communauté scientifique. Le Dr Loeb est réputé pour avoir défendu publiquement à de nombreuses reprises l’étude scientifique des PAN et pour diriger ses propres programmes scientifiques dans le cadre du projet Galileo. Sentinel News couvre ces programmes depuis leur lancement. Au moment de la rédaction de cet article, la Maison Blanche n’avait pas confirmé la création du Conseil consultatif scientifique sur les PAN.
- Mai 2026 : 444 observations examinées par le réseau MUFON
Si la France n'a enregistré que quatre signalements au cours du mois de mai 2026, l'activité de la direction MUFON France ne se limite pas au territoire national. La zone placée sous sa responsabilité couvre également plusieurs pays d'Europe, d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie. Au total, des rapports ont été reçus depuis la France, la Grèce, l'Espagne, Chypre, la République tchèque, la Suisse, l'Azerbaïdjan, la Hongrie, la Suède, ainsi que depuis plusieurs autres pays relevant de cette juridiction. Bien que le nombre de cas demeure modeste dans chacun de ces territoires, leur répartition géographique illustre l'étendue du secteur administré par MUFON France et la diversité des régions dans lesquelles les témoins continuent de transmettre leurs observations. Cette dispersion des signalements rappelle que l'activité de la direction française s'exerce bien au-delà des frontières de l'Hexagone et nécessite un suivi régulier d'un ensemble de pays répartis sur plusieurs continents. Afin d'illustrer l'ampleur de la zone couverte par MUFON France, la carte suivante localise les pays placés sous sa responsabilité et indique le nombre de signalements reçus pour chacun d'entre eux durant le mois de mai 2026. Les pays en violet sont les pays où il y a eu des observations qui relèvent de l'équipe MUFON France ou gérées par MUFON France. Les États-Unis demeurent largement en tête des signalements enregistrés par le CMS en mai 2026 avec 339 rapports, soit plus des trois quarts des observations mondiales du mois. La Californie conserve la première place avec 38 signalements, suivie de la Floride (34), de l'État de New York (22) et du Texas (21). Ces quatre États représentent à eux seuls une part importante de l'activité américaine. À l'échelle internationale, le Canada se classe en deuxième position avec 19 signalements, suivi du Royaume-Uni avec 18. L'Australie arrive ensuite avec 6 rapports. Cette répartition confirme une nouvelle fois la prédominance de l'Amérique du Nord dans les statistiques du CMS, tout en montrant que les observations continuent d'être rapportées dans de nombreuses régions du monde. Derrière les États les plus actifs, plusieurs régions américaines affichent une activité soutenue, notamment le Colorado (13), la Caroline du Nord (12), l'Ohio (11), le Tennessee (11) et l'État de Washington (10). La diversité géographique des signalements témoigne d'une présence continue des observations à travers l'ensemble du territoire nord-américain. Les formes les plus fréquemment rapportées en mai 2026 sont les objets circulaires (73 cas) et sphériques (54 cas), suivis des catégories « Other » (37), ovales (30) et inconnues (30). Les objets décrits comme des étoiles brillantes (« Star-like ») représentent également une part importante des signalements avec 24 observations, devant les disques (23) et les triangles (22). Les formes plus structurées ou moins communes, telles que les cylindres (13), les Tic Tac (9), les diamants (7), les boules de feu (7), les cigares (6), les boomerangs (4) ou les chevrons (4), demeurent minoritaires mais continuent d'apparaître régulièrement dans les rapports transmis au CMS. L'analyse des distances d'observation apporte un éclairage complémentaire. Les observations effectuées à plus d'un mile du témoin constituent la catégorie la plus représentée avec 75 cas, suivies des observations à moins de 100 pieds (73 cas) et de celles comprises entre 501 pieds et un mile (65 cas). Cinquante observations ont été réalisées entre 101 et 500 pieds. Trente-cinq rapports ne comportent pas d'estimation fiable de distance et vingt-sept dossiers ne contiennent aucune valeur renseignée. Cette répartition rappelle qu'une part importante des signalements concerne des objets observés à grande distance, ce qui explique la forte présence de descriptions simples telles que « lumière », « cercle », « sphère » ou « étoile ». À l'inverse, les formes plus détaillées comme les triangles, disques, cylindres, boomerangs ou Tic Tac sont souvent associées à des observations plus rapprochées permettant au témoin de distinguer davantage de caractéristiques de l'objet observé. Parmi les cas les plus remarquables du mois de mai 2026, 19 témoins ont rapporté un atterrissage, un décollage ou un phénomène de vol stationnaire. Trente-neuf observations font également état de la présence d'entités associées au phénomène observé. Bien que minoritaires dans l'ensemble des signalements, ces catégories continuent d'attirer l'attention des enquêteurs en raison de leur degré d'étrangeté plus élevé.
- Les Ovnis s'invitent à l'Assemblée NATIONALE le temps d'un colloque inédit LE 29 JUIN
EVENEMENT Le 29 juin prochain se tiendra pour la première fois un colloque dédié aux objets volants non-identifiés (Ovnis) entre les murs du Palais-Bourbon. Organisé par les députés Arnaud Saint-Martin (LFI) et Pierre Henriet (Horizons), il vise à faire le point sur l'état des connaissances sur le sujet, "au-delà des fantasmes". Alors que le Pentagone vient de déclassifier une série de documents sur les objets volants non-identifiés (Ovnis) afin que les Américains "se fassent leur propre avis", les deux parlementaires souhaitent prendre "le contrepied" de cette stratégie, explique Pierre Henriet à LCP. "Plutôt que donner l'illusion qu'il y a quelque chose de caché, il faut montrer qu'on peut travailller de manière rationnelle sur ces phénomènes et mettre en avant le travail des experts". Intitulée "La recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan) au-delà des fantasmes", la rencontre a pour objectif de faire un état des lieux de la recherche scientifique sur l'ensemble de ces phénomènes, au-delà des seuls Ovnis. Elle questionnera aussi les moyens qui lui sont alloués. En France, c'est le Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), le service du Centre national d’études spatiales (Cnes) qui centralise les remontées de terrain et investigue les observations d'Ovnis. Ses enquêteurs font partie des invités du colloque, mais sont aussi attendus des représentants du ministère des Armées, l’expert en gestion de crise Sylvain Maisonneuve (auteur de "Ovnis, l’enquête déclassifiée", chez Albin Michel), plusieurs sociologues (Pierre Lagrange, Jérôme Lamy, Dominique Pinsolle), le média de passionnés Sentinel News et la commission Sigma2, de l’Association aéronautique et astronautique de France (3AF),représenté par Luc Dini, un cercle d’experts qui analyse les données techniques enregistrées pendant les observations. L’événement public sera filmé et se tiendra dans la salle Victor-Hugo de l'Assemblée nationale de 15 heures à 19h, le 29 juin. Le MUFON indépendant de toute appartenance politique et partisane y assistera. UNE PETITION à destination des sénateurs circule également pour demander une meilleur information sur les phénomènes non explicables. Voici son contenu : " Pour la divulgation des connaissances actuelles sur les ovnis, pan, et intelligences non humaines" Nous, citoyens et citoyennes, demandons que soit instaurée une véritable politique de transparence concernant les phénomènes aériens non identifiés et la possibilité d’intelligences non humaines. Depuis plusieurs décennies, de nombreux rapports officiels, notamment en France à travers le GEIPAN (CNES), mais aussi à l’étranger par des agences gouvernementales, reconnaissent l’existence de phénomènes aériens dont l’origine reste officiellement inexpliquée. Ces observations suscitent un intérêt scientifique, technologique et sociétal majeur. Nous considérons qu’il est de notre droit, en tant que citoyens, d’accéder à l’ensemble des informations aujourd’hui disponibles au sein des institutions publiques, scientifiques et militaires françaises, dans le respect de la sécurité nationale. Une transparence accrue renforcerait la confiance démocratique, stimulerait la recherche scientifique et contribuerait à une meilleure compréhension collective de ce sujet. Nous demandons donc à l’Assemblée nationale : 1. La déclassification et l’accessibilité publique des documents et données relatives aux phénomènes aériens non identifiés. 2. La mise en place d’une commission parlementaire permanente chargée de suivre, centraliser et publier régulièrement les informations sur ce sujet. 3. Le développement de programmes de recherche scientifique indépendants, ouverts à la collaboration internationale, afin d’étudier de manière transparente la possibilité d’intelligences non humaines. 4. La garantie que toute découverte ou information significative concernant ces phénomènes soit portée à la connaissance du public. La transparence est une exigence démocratique. Elle doit prévaloir face à un sujet qui interpelle non seulement notre pays, mais l’ensemble de l’humanité. Nous appelons donc solennellement l’Assemblée nationale à agir en faveur d’une communication claire, régulière et exhaustive sur les connaissances actuelles concernant les phénomènes aériens non identifiés et la question des intelligences non humaines. Tout le monde peut signer sur le lien : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/4026
- Trans-Caucase 1955 : trois Américains, un train, deux soucoupes
Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters Soyons clairs dès le départ : pour qui suit l'ufologie depuis des décennies, les bases de données récemment déclassifiées par le Département de la Défense américain ne livrent pas de révélation fracassante. Pas encore, en tout cas. Cela ne dispense pas de les éplucher consciencieusement, avec méthode et éthique, car certains cas historiques y dorment et méritent qu'on les remette en lumière. Le dossier que je vous présente aujourd'hui en est l'illustration parfaite. Neuf pages estampillées SECRET NOFORN. Rapport IR 193-55, daté du 14 octobre 1955, signé par l'attaché de l'US Air Force. Trois témoins de haut rang, dont un sénateur des États-Unis. Deux soucoupes volantes observées en plein cœur de l'URSS. Et un commentaire interne de l'USAF qui reconnaît noir sur blanc la « signification remarquable » de l'observation. Je vous laisse découvrir. Extrait du document LE DOCUMENT Le dossier porte la référence IR 193-55, daté du 14 octobre 1955, classifié SECRET NOFORN (interdiction de diffusion aux étrangers). Neuf pages, signées par le Lt. Col. Thomas S. Ryan, attaché de l'US Air Force à Prague. Le rapport documente l'observation, le 4 octobre 1955 à 19h10, de deux engins en forme de disque par trois témoins américains voyageant en train à travers le Trans-Caucase soviétique, entre les gares d'Atjaty et d'Adzhijabul. Les trois témoins : Le sénateur Richard B. Russell (Démocrate, Géorgie), tout juste devenu président de la commission des Forces armées du Sénat américain, l'un des hommes les plus puissants de Washington à l'époque Le Lt. Col. E.U. Hathaway, son aide militaire, officier de l'US Army Ruben Efron, consultant de la commission et interprète russophone Trois témoins formés à l'observation, dont la crédibilité institutionnelle est inattaquable. Le rapport remontera très vite au plus haut niveau : dès le 15 octobre, l'observation figurera dans le Current Intelligence Bulletin de la CIA. Le 27 octobre, Herbert Scoville Jr., directeur adjoint du renseignement scientifique de la CIA, interrogera Russell en personne. Le 4 novembre, un mémo du FBI documentera également l'affaire. En l'espace d'un mois : USAF, CIA et FBI sur le coup. Pour une simple confusion d'avions ? L'OBSERVATION Le 4 octobre 1955, à 19h10, le train américain quitte la gare d'Atjaty depuis dix minutes, en direction d'Adzhijabul, dans la région du Trans-Caucase soviétique. Le sénateur Russell, assis côté gauche du wagon, aperçoit le premier le phénomène. Il se précipite à la fenêtre, appelle Hathaway et Efron. Hathaway arrive à temps pour voir le premier disque. Efron n'en aperçoit qu'un bref instant, le wagon étant encombré. Le premier disque monte presque verticalement, à vitesse relativement lente, sa surface extérieure tournant lentement vers la droite (dans le sens horaire). Il atteint une altitude d'environ 6000 pieds, puis sa vitesse augmente brutalement et il file vers le nord. Le deuxième disque, observé par les trois témoins cette fois, effectue exactement la même manœuvre, environ une minute plus tard. Caractéristiques rapportées par les trois témoins : Forme circulaire, ressemblant à un disque en vol Surface extérieure tournant lentement dans le sens horaire Deux lumières stationnaires en partie haute, situées entre le milieu et les extrémités du disque (un croquis fait à la main par Efron est inclus dans le rapport) Étincelles ou flamme sortant de la partie basse au moment du décollage Aucune protubérance, ni « bâtons », ni renflement visible Pas de couleur particulière notable (le crépuscule tombait) La zone de décollage est située à 1 ou 2 miles au sud de la voie ferrée. Les témoins observent à cet endroit deux projecteurs militaires soviétiques pointés presque à la verticale, dont les faisceaux suivent la trajectoire de montée des disques. La réaction soviétique : Immédiatement après l'observation, les conducteurs soviétiques du train deviennent agités, baissent les rideaux des fenêtres et refusent aux passagers américains la permission de regarder dehors. Ce comportement est noté comme un élément majeur par les témoins : il indique que les Soviétiques savaient parfaitement ce qui venait d'être observé. LE DÉBRIEFING DE PRAGUE Une fois sortis d'URSS, les trois témoins arrivent à Prague le 12 octobre 1955 à 21h45, à la gare Wilson, où ils sont accueillis par le chef de mission Harold Vedler et par l'attaché de l'air Lt. Col. Thomas S. Ryan. Dès le soir même, à la résidence US, Hathaway prend Ryan à part et lui dit vouloir rapporter « quelque chose de la plus haute importance pour l'attaché de l'air », en ajoutant : « quelque chose que vous ne croirez peut-être pas, mais que vos gens (USAF) nous ont dit n'existe pas. » Ryan suggère de ne rien discuter à la résidence pour des raisons de sécurité, et fixe un rendez-vous pour le lendemain matin. Le 13 octobre à 9h00, débriefing formel dans le bureau de l'attaché de l'Army, le Col. Thomas Dooley. Présents : Hathaway, Efron, Dooley et Ryan. Russell est absent, retenu par le chef de mission et indisponible pour assister. Le débriefing dure environ une heure, jusqu'à 10h00, le groupe devant partir. Hathaway et Efron répondent aux questions et fournissent des croquis. Hathaway ouvre le débriefing par cette phrase : « Je doute que vous alliez croire ça, mais nous l'avons tous vu. Le sénateur Russell a été le premier à voir cette soucoupe volante, et il nous a appelés à la fenêtre, et nous avons tous deux vu la seconde. On nous a dit pendant des années que ça n'existait pas. Mais nous tous l'avons vu, y compris le sénateur Russell. » Le rapport précise que Russell a vu le premier disque monter et passer au-dessus du train sur une trajectoire vers le nord, en décollant du côté sud de la voie ferrée. Hathaway tient des notes détaillées qu'il consulte pendant le débriefing. Efron complète et apporte son soutien. LES AUTRES OBSERVATIONS DU MÊME DOSSIER Le rapport IR 193-55 ne se limite pas à l'observation des disques. Il documente également d'autres éléments rapportés par les témoins durant leur voyage : À Baku (partie B du rapport) : observation d'un long train de wagons plats transportant des engins de débarquement de la taille d'une plateforme, avec emplacement arrière pour moteur hors-bord, dessus bâché. Présence d'hommes en uniforme inconnu. À l'aérodrome de Dniepropetrovsk (partie C) : Hathaway compte 42 chasseurs à réaction trapus parqués au sol, ne correspondant ni aux Fagots ni aux Frescos connus, plus un bombardier multi-réacteurs avec des caractéristiques techniques précises (canopée avancée, train tricycle, ailes en flèche médianes, etc.). Aérodrome en herbe. Près de Moscou (partie D) : à 42 km de Moscou sur l'autoroute Moscou-Minsk, à 200-250 yards du côté droit de la route, observation d'un site radar soviétique avec deux radars, identifiés provisoirement comme un Woodgage ou Gage et un Freya square type pole. Croquis inclus. De Tiflis à Sotchi (partie E) : observation d'un gros hélicoptère ressemblant à une banane avec deux gros rotors principaux à chaque extrémité, doté de nombreuses fenêtres, différent du modèle connu aux États-Unis. Rencontre dans le train avec un Russe nommé Egorov, environ 55 ans, ancien pilote de l'un des vols transpolaires Russie-État de Washington de 1935 ou 1936, Héros de l'Union soviétique, présenté comme retraité mais voyageant suspicieusement dans la région du Trans-Caucase avec un jeune ingénieur. Egorov déclare avoir abattu 17 avions allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Près de Sotchi (partie F) : observation d'un char T-34 sur un wagon plat, avec un frein de bouche très différent de ceux observés en Corée. À la frontière tchécoslovaque (COP) : description détaillée du système de changement d'écartement des rails entre la voie russe et la voie tchèque (le wagon-lit étant soulevé par des vérins et reposé sur de nouveaux bogies à l'écartement standard). Sur le trajet de COP à Prague : observation d'une usine produisant de grands wagons en aluminium, de très vastes gares de triage avec tours de garde, et de chantiers d'électrification de la ligne en cours avec rails préfabriqués. LA CLÔTURE DU RAPPORT Le commentaire final de l'USAIRA (United States Air Attaché Office) note : « En raison du temps limité disponible pour le débriefing et des limitations physiques de notre bureau à Prague, rien de plus ne peut être rapporté de ces excellentes sources. » Et plus haut, dans la section sur les disques, le même bureau écrit : « La signification de ce rapport concernant le projet USAF "Unidentified Flying Objects" est remarquable et donne du crédit à de nombreux rapports de soucoupes. » Le rapport est signé T.S. Ryan, Lt. Col. USAF, daté du 14 octobre 1955. Il est déclassifié sous l'autorité NND 857013, par BF (NARA), le 12 novembre 199? (date partiellement lisible sur le tampon). Conclusion : On dirait un scénario de film d'espionnage. Sauf que c'est un document officiel, signé par un Lt. Col. de l'US Air Force, classifié SECRET NOFORN, conservé pendant trente-cinq ans dans les archives du Pentagone avant d'être déclassifié. Et que les trois témoins, un sénateur, un colonel et un consultant du Sénat, ne sont pas des personnages de fiction. Janny Charrueau
- donald trump ordonne la declassification DES DOSSIERS UFO
Sur la base de l'énorme intérêt manifesté, j'ordonne au Secrétaire à la guerre et à d'autres départements et organismes concernés d'entamer le processus d'identification et de publication des dossiers gouvernementaux liés à la vie extraterrestre et extraterrestre, aux phénomènes aériens non identifiés (PAU) et aux objets volants non identifiés (OVNI) et à toutes les autres informations liées à ces questions très complexes, mais extrêmement intéressantes et importantes. Donald J. Trump . President of United States En réponse à la directive du président Donald J. Trump concernant la transparence sur les informations gouvernementales américaines concernant les phénomènes anormaux non identifiés (UAP), le Département de la Guerre (DOW), avec le soutien du Bureau du Directeur du Renseignement National (ODNI), supervise les efforts gouvernementaux à l’échelle du gouvernement pour trouver, examiner, identifier, déclassifier et rendre publiquement les documents non élucidés liés aux PAN et les documents historiques en possession du gouvernement fédéral. Il s’agit d’une entreprise historique sans précédent qui nécessite la coordination entre des dizaines d’agences et l’examen de dizaines de millions de documents, dont beaucoup n’existent que sur papier, s’étalant sur plusieurs décennies. Compte tenu de l’ampleur de cette tâche, le Département de la Guerre publiera de nouveaux documents de manière progressive au fur et à mesure qu’ils seront découverts et déclassifiés, avec des tranches publiées toutes les quelques semaines. Les documents archivés ici sont des cas non résolus, ce qui signifie que le gouvernement n'est pas en mesure de déterminer définitivement la nature des phénomènes observés. Cela peut se produire pour diverses raisons, y compris l'absence de données suffisantes, et le ministère de la Guerre se félicite de l'application de l'analyse, de l'information et de l'expertise du secteur privé. DOW continuera de produire des rapports distincts sur les cas de PAU résolus, comme le prescrit la loi. Sous cette administration, nous allons poursuivre la vérité et partager nos conclusions avec le peuple américain. « Le ministère de la Guerre est en phase avec le président Trump pour apporter une transparence sans précédent concernant la compréhension de notre gouvernement des phénomènes anorameux non identifiés. Ces dossiers, cachés derrière les classifications, ont longtemps alimenté la spéculation justifiée – et il est temps que le peuple américain le voie par lui-même. Cette publication de documents déclassifiés démontre l’engagement sincère de l’administration Trump envers une transparence sans précédent. » – Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth 161 FICHIERS CONSULTABLES PAGE WEB https://www.war.gov/UFO/sourceid/1075291/emci/2cbe6da2-184b-f111-8ef2-000d3a14b640/emdi/18fa9d45-224b-f111-8ef2-000d3a14b640/ceid/14310347/
- Tim Burchett c'est un pas pour l'homme pas encore un bond pour l'humanité
Interview de Piers Morgan « Quand j'ai un petit blanc-bec avec un chignon d'homme, un bureaucrate non-élu, qui me dit à moi et à un tas de militaires que le président est sur la base du 'besoin de savoir', je pense que cela vous dit qu'on a un vrai problème au sein de notre gouvernement, et c'est mondial. » T.B Tim Burchett chez Piers Morgan : un tournant dans le discours UAP L'entretien de Tim Burchett sur Piers Morgan Uncensored, diffusé le 21 avril 2026, marque un changement de ton remarquable dans le débat public sur les phénomènes aériens non identifiés. Pour la première fois, un membre du Congrès américain, siégeant à la House Oversight Committee, parle ouvertement et calmement de menaces de mort, de scientifiques disparus, de base s sous-marines repérées au sonar, et d'une dissimulation systématique au Pentagone. Le tout dans un langage direct, sans grandiloquence, sans mise en scène mystique. Trois éléments me semblent historiquement neufs. D'abord, la confirmation par le président Trump lui-même, en discours public, qu'il a ordonné la préparation de la divulgation des UFO Files. Ce n'est plus une fuite ni un témoignage anonyme, c'est une parole présidentielle assumée. Ensuite, le lien explicite que Burchett établit entre le sujet UAP et la mort ou disparition de dix à onze scientifiques américains travaillant sur des dossiers sensibles d'espace et de défense. C'est une accusation lourde, formulée avec une métaphore mafieuse glaçante, et non démentie. Enfin, l'honnêteté méthodologique de Burchett. Il reconnaît qu'il n'a jamais rien vu personnellement. Il rapporte ce que des pilotes parmi les meilleurs au monde lui ont décrit, ce que des amiraux lui ont confié, ce que des briefings classifiés en SCIF lui ont montré. Cette retenue le rend plus crédible que beaucoup d'insiders auto-proclamés. Quelques réserves restent légitimes, et compréhensibles. Burchett ne nomme aucune de ses sources, ce que les contraintes de classification expliquent en partie. Le contenu reste donc, à ce stade, de l'ordre de l'indication forte plutôt que de la preuve matérielle. Le vrai test sera la qualité des documents annoncés. Burchett lui-même prédit qu'ils sortiront massivement caviardés. Reste un silence assourdissant : ni Burchett ni Morgan n'abordent la question des contacts directs et des expérienceurs. Le débat politique reste cantonné aux engins et aux pilotes. La dimension humaine du phénomène, celle que nous documentons au MUFON depuis des décennies, demeure invisible dans le discours mainstream. C'est un pas. Ce n'est pas encore le dévoilement. Janny Charrueau Vous trouverez, joint, la transcription de l'émission et le lien youtube











