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Un physicien propose une expérience pour savoir si notre monde est une matrice

  • Photo du rédacteur: SEBASTIENNE BROCANDEL
    SEBASTIENNE BROCANDEL
  • 26 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Par Dr Antonin Singer - pour AmphiScience.

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L’idée que notre Univers pourrait n’être qu’une immense simulation numérique a longtemps relevé de la science-fiction ou des discussions philosophiques tardives. Aujourd’hui, cette hypothèse vertigineuse passe de la pure spéculation à la physique expérimentale rigoureuse, grâce aux travaux de Melvin Vopson, physicien à l’Université de Portsmouth. Ce chercheur ne se limite pas à des spéculations abstraites : il formule une nouvelle loi physique et conçoit un protocole expérimental concret pour sonder la nature profonde de notre réalité. Si ses intuitions se confirment, elles bouleverseraient radicalement notre vision de la matière, de l’énergie et de l’existence elle-même – un peu comme si le profane découvrait soudain la Lumière maçonnique derrière le voile des apparences.


Dans un article publié par The Conversation en octobre 2023 et surtout dans un ouvrage baptisé Reality Reloaded datant de la même année, l’homme affirme en effet que l’humanité vit dans une simulation informatique. Toutefois, il va beaucoup plus loin en basant sa réflexion sur le deuxième principe de la thermodynamique proposé par le physicien français Sadi Carnot (1776-1832). Ce principe affirme la notion d’irréversibilité et surtout, le concept d’entropie qui caractérise le degré de désorganisation d’un système. Or, selon Melvin Vopson, l’entropie ne peut qu’augmenter ou stagner, mais en aucun cas diminuer.


Des grottes philosophiques à la physique théorique

Platon, dans son allégorie de la caverne, suggérait déjà que nos sens nous trompent et que nous percevons seulement des ombres d’une réalité supérieure. Le débat contemporain sur la simulation trouve son origine moderne dans l’article seminal de Nick Bostrom, philosophe à Oxford, publié en 2003. Son « argument de la simulation » repose sur une logique ternaire inexorable : l’une de ces trois affirmations est nécessairement vraie – soit les civilisations avancées s’éteignent avant d’atteindre le stade post-humain capable de créer des simulations ; soit elles y parviennent mais choisissent de ne pas simuler leurs ancêtres ; soit nous vivons avec une probabilité écrasante dans une simulation.


Ce raisonnement statistique imagine que une civilisation post-humaine pourrait générer des milliards de simulations conscientes pour explorer son passé ou des scénarios sociologiques. Le nombre d’existences simulées dépasserait alors infiniment celui des existences « de base », rendant notre réalité originelle hautement improbable. Cependant, pour Melvin Vopson, cette approche purement probabiliste reste insuffisante : la science exige des preuves tangibles, non des paris. Il traque donc les « pixels » ou les traces de code qui trahiraient la nature artificielle de notre monde, transformant l’hypothèse informatique en principes physiques mesurables.

L’information, cinquième forme de matière ?

Pour étayer cette théorie, il faut repenser la nature de l’information. Traditionnellement, la physique distingue la matière (atomes) de l’énergie (rayonnement), reléguant l’information au rang d’abstraction descriptive. Pourtant, depuis Claude Shannon et surtout le principe de Landauer (années 1960), cette frontière s’efface : effacer un bit d’information dissipe obligatoirement une chaleur minimale, prouvant sa réalité physique énergétique.

Vopson étend cela via son principe d’équivalence masse-énergie-information, inspiré de E=mc2E=mc^2 d’Einstein. L’information ne se réduit pas à de l’énergie : elle possède une masse propre, infinitésimale mais quantifiable. Chaque bit stocké – dans l’ADN, une particule élémentaire ou un disque dur – contribue à la masse totale. Si validée, l’information deviendrait la cinquième forme de matière, aux côtés des solides, liquides, gaz et plasmas. L’Univers apparaîtrait alors comme un immense système de stockage, chaque particule portant le poids de ses données intrinsèques, tel un hologramme.

La seconde loi de l’infodynamique : une anomalie qui intrigue

En analysant la dynamique des systèmes informationnels (stockage numérique, génome du SARS-CoV-2), Vopson identifie une anomalie publiée dans AIP Advances. La seconde loi de la thermodynamique impose une augmentation inexorable de l’entropie (désordre) dans un système isolé, expliquant la dissipation énergétique et la flèche du temps vers la dégradation.

Or, l’entropie informationnelle diminue ou se stabilise : l’information s’optimise et se compresse spontanément. Vopson nomme cela la seconde loi de l’infodynamique : l’Univers évolue par minimisation des données, ressemblant plus à un ordinateur optimisant son code qu’à un chaos naturel.

La proposition de Vopson gagne en force par sa falsifiabilité : il conçoit une expérience accessible avec les technologies actuelles. Si les particules (électrons) stockent de l’information massive, celle-ci doit se conserver lors de leur annihilation. Le protocole utilise la collision électron-positron : normalement, elle produit deux photons gamma à haute énergie. Mais si l’information a une masse, son effacement libère deux photons infrarouges supplémentaires (longueur d’onde prédite ~50 micromètres), signature de la suppression de données. Détecter ces photons prouverait que notre réalité est une structure programmée – Cette hypothèse explique élégamment les énigmes quantiques. Le rendu sélectif dans les jeux vidéo (seulement ce que l’observateur voit) ressemble à l’effondrement de la fonction d’onde lors de la mesure. La vitesse de la lumière comme limite absolue évoque la capacité maximale d’un processeur. La discrétisation à l’échelle de Planck suggère un Univers « pixelisé ». Ces « bugs » quantiques pourraient être des artefacts d’une simulation optimisée –

Les implications existentielles d’une telle révélation

Une validation bouleverserait la science : la gravité comme effet de densité informationnelle ; la matière noire comme information pure ; l’Univers comme pur code mathématique. Existentiellement, elle impliquerait un « programmeur » sorte d' architecture technologique. Le paradoxe de Fermi s’expliquerait par notre isolement dans une simulation unique. Le libre arbitre resterait en question, mais Vopson tempère : nos expériences subjectives (joie, douleur, amour) demeurent réelles. Mieux, décoder ce « code source » ouvrirait des pouvoirs quasi divins, manipulant matière et lois physiques.

Les recherches de Melvin Vopson transforment une intuition philosophique en science testable. Succès ou échec de l’expérience enrichira la physique, potentiellement reléguant la révolution copernicienne à une note mineure.

 
 
 
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