On a déjà vu ce film!
- Nouvelles Ufologiques par le MUFON France

- il y a 17 minutes
- 5 min de lecture

Par Janny/MUFON
C'est une véritable bande-annonce qui se joue en ce moment, hors de toute salle de projection. Les acteurs sont en place, les répliques fusent, et le scénario, lui, reste encore à écrire.
Tout a commencé le 14 février 2026. Sur le plateau du podcast Lightning Round, l'animateur Brian Tyler Cohen pose la question directement à Barack Obama : "Les extraterrestres existent-ils vraiment ?" La réponse de l'ancien président est sans équivoque : "Ils existent, mais je ne les ai jamais vus, et ils ne sont pas détenus dans... la zone 51. Il n'y a pas d'installation souterraine, à moins qu'il s'agisse d'une énorme conspiration, et qu'ils l'aient cachée au président des États-Unis."
Cinq jours suffisent pour que la machine s'emballe.
Trump entre en scène
Le 19 février au soir, sur Truth Social, Donald Trump contre-attaque. Il accuse Obama d'avoir divulgué des informations classifiées, puis annonce son intention de demander au secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et aux agences concernées d'entamer le processus d'identification et de divulgation des dossiers gouvernementaux relatifs à la vie extraterrestre, aux UAP et aux OVNI.
Ce même jour, à bord d'Air Force One, Trump déclare aux journalistes : "I don't know if they're real or not." Curieux pour un homme qui, lors de son premier mandat dans l'émission de Tucker Carlson, semblait peu convaincu par le sujet. La posture a visiblement évolué, ou alors le contexte politique l'y invite.
Il faut cependant être clair sur ce que cela représente réellement : il ne s'agit pas d'une déclassification immédiate. C'est un ordre de commencer un processus de review et d'identification. Des mois, voire des années, avec "redactions" probables pour raisons de sécurité nationale. On a déjà vu ce film.

Immédiatement après le post de Trump, Pete Hegseth reposte le screenshot sur X, avec un simple emoji alien suivi d'un emoji salut militaire. Viral, léger, sans texte. Sa déclaration plus substantielle arrive quelques jours plus tard.
Hegseth, le 23 février : "Restez à l'écoute"
Pete Hegseth s'exprime devant les reporters : "Nos équipes travaillent actuellement sur cette question. Nous allons nous conformer pleinement à ce décret. Je ne peux pas encore vous donner de délai, mais restez à l'écoute." Puis, sur un ton taquin : "Les attentes sont élevées... et le matériel pourrait être plus important que ce que les gens pensent."
Le Pentagone, via son porte-parole Sean Parnell, confirme qu'ils travailleront avec les agences pour répondre à la directive présidentielle. La mécanique est enclenchée. La suite appartient à l'histoire, ou à ses fossoyeurs.
Greer, bien sûr
Il ne pouvait pas manquer le spectacle. Steven Greer est réapparu sur Newsmax, impeccable dans son rôle, pour annoncer qu'il avait rédigé un discours que Trump pourrait prononcer pour officialiser le contact extraterrestre. Ce qui rend la chose piquante : Lara Trump, la belle-fille du président, a déclaré dans The Hill qu'elle avait entendu dire que Donald Trump avait déjà un discours sur les aliens tout prêt, attendant seulement le bon moment pour être prononcé. Greer et Trump auraient donc chacun le leur. Dans la communauté UAP, on retient son souffle entre amusement et lassitude. Greer a le flair des grandes occasions. Ce qu'il en fait, c'est une autre histoire.
Les acteurs de Disclosure ONE reprennent du service
Luis Elizondo, figure centrale du premier acte, joue ici le mentor. Il salue l'initiative de Trump mais prévient : "Now, the real hard work begins." ( maintenant, le vrai travail commence ) Il qualifie l'entreprise de "tremendous undertaking" ( entreprise colossale ) et compare la situation à une boîte de Pandore. Sa déclaration la plus frappante : "Si vous pensez que les fichiers Epstein sont difficiles à faire émerger dans le domaine public, vous n'avez encore rien vu." Une avalanche d'informations aux conséquences potentiellement imprévisibles, dit-il. Depuis, plus rien sur ses réseaux. Silence radio.
Christopher Mellon reste prudent, critique de l'AARO, et espère que tout cela ne sera pas un nouveau coup d'épée dans l'eau. Du côté du Congrès, Tim Burchett salue une victoire contre le cover-up. Anna Paulina Luna, John Fetterman et le pilote Ryan Graves suivent le mouvement. L'intérêt est bipartisan, ce qui, en soi, est déjà remarquable. Neil deGrasse Tyson, lui, a sorti sa formule choc : "Amenez l'extraterrestre !" Ambiance.
La science prend position : Loeb à l'avant-garde
Parmi les scientifiques de haut profil, Avi Loeb est le plus vocal et le plus sérieux. Il défend son Galileo Project avec une logique implacable : "La divulgation des dossiers extraterrestres favorisera la transparence scientifique. Nous avons besoin d'une méthode systématique pour enregistrer et analyser les signes potentiels de vie extraterrestre." Dans une interview sur NewsNation, il soulève la possibilité que les fichiers contiennent des images de meilleure qualité que ce qu'on voit habituellement, voire des matériaux récupérés aux propriétés inexpliquées. Pour lui, ce n'est pas une question de croyance. C'est une question de data. C'est une nuance qui compte.
Ross Coulthart voit clair
Le journaliste australien reste fidèle à son style : factuel, sourcé, sans concession. Oui, c'est le moment le plus proche d'un vrai disclosure depuis longtemps. Mais sans executive order spécifique de déclassification, le risque de stagnation est réel. Il évoque la résistance probable des insiders, le risque de destruction de documents sensibles, et compare la situation aux fichiers Epstein pour souligner l'ampleur des obstacles. Coulthart ne célèbre pas. Il surveille.
Le MUFON sur le pont
Le MUFON américain couvre l'événement en temps réel, avec excitation mais lucidité. Dans l'épisode "Trump Bombshell! Release the UFO Files" publié le 22 février 2026, Bob Spearing anime une discussion avec Marc D'Antonio (astronome et lead photo analyst MUFON) et Greg Cisko (astrophotographe). La question centrale revient en boucle :
"Y a-t-il du vrai contenu là-dedans, ou est-ce qu'on va encore se retrouver avec du vide ?"
Les comparaisons avec les fichiers JFK, MLK et Epstein sont explicites. Marc D'Antonio insiste : ce n'est que le début d'un processus de review, et les agences pourraient parfaitement minimiser en répétant "no evidence of aliens" comme l'AARO l'a déjà fait. Avec une ironie bien sentie, il glisse au passage : "Je ne pense pas que Donald Trump soit au courant de ce qui se passe vraiment dans ce domaine. Il peut me contacter."
Ce qui agace, et c'est légitime
Des organismes comme le nôtre travaillent sur ces questions depuis des décennies. Les ufologues de terrain ont accumulé une expertise que nul politicien, aussi bien intentionné soit-il, ne peut improviser du jour au lendemain. Et pourtant, lorsque le sujet devient central, lorsqu'il fait la une du monde entier, ce sont les officiels qui prennent le devant de la scène. Des officiels qui, hier encore, riaient du sujet en public.
C'est rageant. C'est compréhensible. Et c'est la réalité du jeu politique.
Ni la NASA, ni l'ESA, ni l'ONU n'ont réagi. Certains médias canadiens, britanniques et français couvrent l'information avec ironie, pendant que la communauté UFO mondiale retient son souffle. Les pro-transparence sont optimistes mais prudents, résumant la situation en quelques mots : on y croira quand on verra des documents concrets.
Le rideau est levé. L'acte II commence.
Janny | MUFON 24 février 2026



Commentaires